Dimineaţa, octombrie 1927 (Anul 23, nr. 7482-7512)

1927-10-01 / nr. 7482

16 PAGINI Prețul abonamentelor ILei 750—pe timp de un an ii 380- „ „ „6 luni 200­ I) ii ii in străinătate dublu Vonoata m 1504 de CONST­IVIILE || 3 li£î II BIROURILE : București, Str. Sar­ndar No. 7­ 9-11 || 3 laSl » Aaa XXm No. 7482 SAMBATA 1 OCTOMBRIE 1927 rd­.EFOANELP­­ Centrala: 308 6? 324 73 346 79,353/54. NOASTRE­­ Direcția 357/72. A­ţt 1­07 89. Provincia 310 08. TRADUCTION DES AUTOGRAPHES APPARTEKAtIT A Sirs. /. G. Duca. dr. C. Angclescu. A. rfmvedatu et C. RMulescu-^',~n. I. G. Duca ministre de l’intérleui La manifestation de solidanté latine, qui aura lieu ces jours-ci â Bucarest. affirmera. une _ fois de plus. la force de la latinité. ' Des bords du Pacifique ă ceux du Dniester, les fils d’une mérne race illustre et glorieusc. éprou­­vent le besoin d’un effort commun pour le bien de l’humanité et ic triomphe de la civilisation. C’cst done avec une joie frater­­nelle que nous salucns le congrés de la presse latine. I. G. Duca Dr. C« Anoelcscu ministre de l’instniction publique II n' y a nulle part au monoe ae branche du tronc latin qui ait eu plus âprenient â subir les vicssstu­­des du temps et qui ait fait preuve d'une plus grande force de résis­­tance et de vitalité que le peuple roumain. j Totalemcnt isolé des auíres peo­ples latins, noyé dans la mer slavo-turanienne, îi a conserve intact son patrimoine latin: la lan­­gue. les traditions et les moeurs. 11 n’ y a que trois quarts de siécie depuis que les circonstances his­­toriques ont permis au peuple rou­main de rouvrir ses yeux â la hindere de la culture intellec­­tuelle et de la civilisation et sa rentrée dans la vie ■ptel’ectuelle des peuples signifie cj'éiá une nou­­vel'e et vigoureuse affirmation de 1’esprit latin. Les représentants de la presse latine qui nons font le grand hon­­neur de venir nous voir cliez nous, se rendront par eux-mémes compte de la vitalité dc cette nation, de l’énergie indomptablc avec laquelle eile a maintenu la continuité de son caractére latin, de ses_ dons intellectuels et par !â du role im­portant qu’ eile est appeléeéjo­­uer pour le progés et la diffusion de la civilisation dans ces con­­trees. j^ Aux bouches du Danube. & 1a 1 confluence du monde européen et du monde aslatique. la sentinelle roumaine portéra baut le flambeau de la civilisation latine, ainsi que fit autrefois son ancétre, le léglon­­naire romain. en défendant de sa lance l’empire. Dr. C. Angelescu A. l-apedaiu ’.ministre des culles et des <•- s Le Congrés de la Presse latine, qui tiendra ses assises â Bucarest ä partir de demain, a, sans doute, pour nous, un sens plus important que pour ies autres peuples latins: c^est, en effet, la premiere grande manifestation de sblidarité de la Latinité d’Occident avec celle d’O­­;; dent. ílaqueHe. émancipée il y a presqüe cent ans des influences iflteilcctueiles étrangéres â sa na­ture et â son génié, est rentrée maintenant. de plein pied, dans la sphere de culture intellectuel'e et de civilisation ancestrales, étant t destinée â représenter ici. en Ori­ent. au. Bäs Danube, au milieu des monde,ş slave et germanique, 1 é­­clat et le prestige de cette culture intellectuelle et de cette civilisa­­tion. A. Lapedatu .Vitám impendere vero! C. Rădulescu-Motru ■«- 30 Septembrie C. BaduEescu’Motru gtoîesseur á I’unlversité de Bucarest ! TRADUCTION DES AUTOGRAPHES APPARTENANT A Mrs. C. Ar get ólam. C. Dimitrln, Tran• cu-Iaşi et V. Madgeam. C. Argetoianu ministre de l'agriculture Le congrés de la Presse latine s’ouvre â Bucarest sous les meii­­leurs auspices: au moment nrSme oh Ton commence enfin â nou» rendre justice aussi au-delâ del frontiéres. Espérons que nos fréres dl mérne sang pourront se rendre compte, pendant les quelques lour­­nées qu’ ils passeront chez nous, qu’ il ne fant pás accorder du cré­­dit â tout ce qu’ on débite de mal­­veillant contre nous et qu’ aux confins de la civilisation latine monte la garde, inébranlable, un peuple diligent, honnéte et bon. C. Argetoianu C. D. Dimitriu ministre des communications / On avait tenté, il y a peu de temps, la suppression de la civili­sation latine. L’esprit, la clarté, la vivaetté et la pénétration. les qualités maitres­­ses de celle-ci. lui ont permis de résister aux plus puissants moyens de destruction. La presse latine a mis. généren­­sement. au service de la paix et de la justice, ces nobles qualités qui excluent la brutalité et la vio­lence. Le congrés de Bucarest est un hommage rendu â la Roumanie et â nos pub'icistes. hommage dönt no'us sommes reconnaissants et que nons técherons de mériter tou­­jours. ,j C. D. Dimitriu ] Trancu-!aşi enden ministre Scule la liberté de la presse peut nous montrer la voloníé pro­­fonde et permanente des masses, non seulement leurs caprices tran­­sitoires et souvement trés dange­­reux. La liberté sera toujours la plus sure collaboratrice des dirigeants qui doivent surveiller la volonte souveraine du peuple pour qu’ ei­le puisse se manifester conti­­nuellement sous sa forme „profonde et permanente“. Trancu-Iaşi V. Madgearu député Tous ceux qui envisagent avec ifitárét et enthousiasme le réveil de Fesprit latin, attendent du congrés de la presse latine Ie signal de Ia lutte pour ia défense de la liberté de la presse dans tous ies pays latins, liberté qui, ces temps der­­niers, a été maintes fois supprimée, non pas pour la sécnrité des Etats, mais pour assurer la dtomination des régimes personnels abusifs. Ils expriment en mérne temps I’espoir que le rapprochement ac­­;tuel des représentants de la presse -latine, puisse marquer unboncom­­toencement en vue cfe 1’organisation jd’une information exacte des opin? pns publiques des pays latins au su­jet des états de choses de chaque pays, en mettant de la sorté un íerme aux campagnes de dénigre­­iment aussi bien qu’ aux tentatives de mystification, trop sou vent ha­­fsardées ces temps derniers dans ■ dés buts totalement opposés aux in­­téréts de consolidation et de pro- Jgrés de certains Etats latins. - V. Madgearu

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