ACTA ANTIQUA TOMUS 24 (A MTA KLASSZIKA-FILOLÓGIAI KÖZLEMÉNYEI, 1976)

1976 / 1-4. sz. - R. GHIRSHMAN: Les daivadâna

R. G HIR S HM AN LES DAIVADÂNA Quelles pouvaient être les raisons pour lesquelles Xerxès s'attaque au culte des daivas dans lesquels, déjà, A. Christensen reconnaissait les vieilles divinités tribales iraniennes1? La mise en relief du culte d'Ahuramazda, son choix au détriment des autres divinités, ressortent clairement. Une lutte sur le plan religieux avait déjà débuté sous Darius, mais non sur son initiative. Celle de Xerxès éclate dès son accession au pouvoir — elle est provoquée par lui-même. Celle de Darius est relatée par le monument de Bisutun ; Xerxès expose la sienne dans son inscription connue sous le nom d'inscription des daivas (XPh).2 IM date La prise du pouvoir par le nouveau souverain Xerxès ne se passa pas sans difficultés, dont les premières devaient se présenter au sein de la famille royale. Dans l'une de ses premières inscriptions, découvertes à Persépolis, dite «inscription du harem», Xerxès fait une allusion à la succession au trône de son père et dit : «Darius avait (encore) d'autres fils, (mais) suivant la volonté d'Ahuramazda, Darius mon père quitta le trône (c'est-à-dire mourut), par la volonté d'Ahuramazda c'est moi qui devins roi sur le trône de mon père» (XPf).3 L'allusion à ce qu'il n'était pas le seul fils de Darius trouve sa confirma­tion dans un passage d'Hérodote (VII, 2) : «Au moment où Darius allait mettre en mouvement ses armées contre Athènes, et contre l'Egypte, des querelles sérieuses éclatèrent entre ses fils sur l'exercice de l'autorité souveraine pendant son absence.» Le royaume avait déjà connu une lutte entre les fils de Cyrus après sa mort et les révoltes de certaines régions qui s'ensuivirent4. •A. Chrietensen, Essai sur la démonologie iranienne, Kebenhavn 1941, passim. Voir aussi le c. r. de ce volume par H. H. Schaeder, dans Zeit. d. Deutsch. Morg. Oes., vol. 95 (1941), pp. 445 — 450, et R. P. J. de Menasce, «Observation sur l'Inscription de Xerxès à Persépolis» dans Vivre et Penser 1943, pp. 124 — 132. (nom de guerre de la Revue Biblique), qui partage l'opinion de Chrietensen et que je remercie de m'avoir communiqué cette source (lettre du 8 août 1973). « E. Herzfeld, op. cit., p. 27-35; R. G. Kent, op. cit., p. 150-152. 3 E. Herzfeld, op. cit., p. 35-38; R. G. Kent, op. cit., p. 141-150. * Xénophon, Oyropédie, VIII, 8. ; 1* Acta Antiqua Academiae Scientiarvm Bungerieat 24, 1876

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